Cette question, propice au débat alter-mondialiste, peut aussi s’appliquer à l’industrie du doublage, spécifiquement au domaine du casting (choix des voix pour un doublage).
Et de la continuité de la formation pour une relève adéquate.
Le spectateur ne demande qu’à oublier le doublage; par un jeu ‘réaliste’ du comédien qui loue sa voix. Et par la diversité des artisans, afin de n’être pas confronté à la distanciation dû à la reconnaissance de certaines voix.
Un doublage réussi est un doublage que l’on oublie. Si le spectateur plonge dans le film en oubliant la technique, vibre et ressent l’émotion véhiculée par l’image, c’est réussi.
Pour lui, tant que l’argot n’a pas préséance, que l’accent ne choque pas, le doublage peut bien être fait n’importe où.
Ce serait un autre débat, toutefois.
Au chapitre de l’emploi cependant, un protectionnisme permet de garder les contrats au pays. De s’approprier le doublage et d’en faire bénéficier l’industrie locale. Jusqu’à un certain point…
Du moins, pour les comédiens qui pratique cette technique et voudrait en vivre, la problématique a un autre aspect.
La relève, formée autant dans les écoles de théâtre que par les ateliers du CADM, cherche aussi à travailler. Mais y a-t-il de l’emploi pour tous?
La question est soulevée. Et mérite d’être débattue.
Car si le marché ne jouit pas d’une expansion qui apporte plus de contrats, ceux-ci devront être divisés parmi un plus grand nombre de demandeurs. Donc, de plus petites portions. Bref, pour ceux et celles qui pratiquent ce métier depuis longtemps, cela veut dire une diminution des revenus. C’est la réalité actuelle de la majorité.
Un spectateur ayant plus de variété de voix; plus de comédiens pratiquant cette technique; moins de revenus per capita pour ceux-ci.