On le sait, les lois du marché dictent normalement les décisions des distributeurs de l’industrie du cinéma en ce qui a trait à l’exploitation sur marché complémentaire des productions cinématographiques.
Un film a eu un succès en salles, on compte aussi sur un succès sur le marché du dvd. C’était la même chose lorsqu’il s’agissait de vidéocassettes.
Sans oublier le marché de la télévision.
Mais maintenant qu’il y a une majorité de sorties simultanées États-Unis/Canada (et parfois même mondiales), les distributeurs doivent prendre plus de chances sur l’idée d’un succès ou d’un échec potentiel d’un film exploité en salles.
C’est pourquoi certains distributeurs décideront d’exploiter seulement sur le marché de la dvd certaines productions.
Si les propriétaires de salles de cinéma au Québec n’offrent qu’une légère demande pour un film, il n’y aura pas de visas pour les salles. Il serait étrange de voir une production doublée présentée que dans la région de Québec, par exemple.
Ce sera alors une sortie dvd et/ou télévision.
Nous parlons bien sûr des vfq: version francophone au Québec (doublée au Québec).
Mais c’est encore plus complexe… Le distributeur a aussi le choix, même s’il existe une version doublée au Québec, d’éditer la version de France (ou Belgique) sur le marché de la dvd.
Nous retrouvons donc, sur nos tablettes et en magasins, un dvd avec la version doublée en France. Avec l’accent, le jargon et l’adaptation française (ou belge).
Et ce, même si parfois, la version doublée au Québec a été présentée en salles. Ouf!
Mais il y a pire…
Les séries tv. La loi monopole française qui stipule que tout film en langue étrangère doit être doublé en France pour une sortie française ne s’applique pas aux séries tv.
Il existe des ententes France-Québec, en co-productions ou non, permettant à des doublages pour la tv d’être présentés dans les deux continents. La Belgique et la France doublent les séries américaines (!), et nous les séries canadiennes (normalement).
Mais lorsqu’elles se retrouvent en coffrets dvds, c’est une autre histoire.
À suivre…