Une mode qui est là pour rester

Hollywood a depuis longtemps instauré la mode des voix d’affiches pour ses longs métrages en dessins animés. Les vedettes enregistrent leurs lignes; l’animation suivra.

Ici, mais en technique de doublage (et non en ‘voix originale’), la mode s’est aussi installée. Les producteurs/distributeurs tabulant sur le fait qu’une voix d’une vedette attirera plus de spectateurs.
Cela donne son lot de surprises…

La technique du doublage n’est pas donnée à tous. Certains grands acteurs de théâtre (télé, ciné) ne parviennent pas à être à l’aise avec cette technique, et préfère donc s’abstenir.
Mais qu’en est-il lorsqu’on fait appel à des humoristes ou chanteurs, qui n’ont pas nécessairement suivi une formation en art dramatique?
La plupart du temps, si l’offre les intéressent, ils seront imposés aux directeurs. Ce sera à eux à tirer le meilleur des artistes-vedettes dans des conditions variables.
C’est une réalité de l’industrie auquel le milieu artistique et technique doit s’adapter.

Voici quelques exemples (non-exhaustifs) de cette mode qui est là pour rester (sans tenir compte de ceux qui font déjà du doublage ou qui se sont post-synchronisés):

En 2009: Planète 51 (Marc Dupré, Patrice Bélanger, Jean-Carl Boucher); Astro (Antoine L’Écuyer, Jacques L’Heureux, Pierre Brassard, Patrice Robitaille, Mirianne Brûlé); Coraline (Geneviève Brouillette, Jean-Michel Anctil).
2008: Volt (Claude Legault).
2007: Tous à l’Ouest: une aventure de Lucky Luke (RBO, Stéphane Rousseau); Trailer Park Boys: Le Film (Antoine Bertrand); Tenacious D et le pic du destin (Dan Bigras, Martin Deschamps); Les Rois du Surf (Benoît Brière, Mariloup Wolfe, Rachid Badouri).
2006: Mon Frère l’Ours 2 (Pierre Brassard, Ghislain Taschereau); La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge (Patrick Norman); Garfield Pacha Royal (Patrick Huard).
2005: Robots (Benoît Brière); Pinocchio 3000 (Mario Jean, Sonia Vachon, Gilles Pelletier, Dominic & Martin).
2004: Garfield: Le Film (Patrick Huard). Ce succès au Québec a vraiment parti le bal.

Il y avait eu quelques tentatives auparavant, toutefois:

2003, Blizzard (Lise Dion). 1998, Mulan (Anthony Kavanagh). 1996, Le Bossu de Notre Dame (Lara Fabian). 1991, Rover Dangerfield (Albert Millaire).

Des curiosités à découvrir!

Un commentaire sur “Une mode qui est là pour rester”

  1. markyoloup dit :

    C’est vrai que c’est amusant le fait que des vedettes Québecois ou Français prête leur voix pour des personnages animées. Comme par exemple Charles Aznavor (même si il est français, il est très connu au Québec) qui fait la voix de Carl Fredricksen et vraiment intéressant. Je connais un Français qui a tellement aimer la version Québécois de « Volt » qui carrément mis de côté la version de France. Qui sait, peut-être qu’un jour Céline Dion ou Garou prêteront leur voix pour un excellent film, à suivre ;-)

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